Que le monstre du bloc naisse [A Monster’s Expedition]

Notre test de Monster's Expedition Through Puzzling Exhibitions, un titre à rallonge pour un jeu où il fait bon s'attarder. Testé sur Switch, également disponible sur PC et Apple Arcade.

Si les jeux vidéo permettent avant tout de s’évader et de rêver dans des mondes fantasques, cela n’est pas nécessairement incompatible avec un peu de musculation cérébrale !

A Monster’s Expedition offre précisément un mélange de tout cela. Il s’agit d’un jeu tranquille et facile d’accès. On y contrôle un petit personnage – le « monstre » du titre – qui visite un musée dédié aux humains. La particularité de ce musée est qu’il prend la forme d’une centaine de minuscules îles. On a déjà vu plus pratique pour visiter.

 

monster expedition curiosité
D’une curiosité à l’autre…

 

Un peu partout sont disséminés des arbres. Lorsque l’on s’approche de l’un d’entre eux, il est automatiquement abattu dans le sens opposé au personnage. Le message écolo est peut-être à revoir, mais toujours est-il qu’un tronc fait un pont idéal pour passer à l’île suivante. Il suffit donc de le pousser pour qu’il flotte au bon endroit. Ingénieux de simplicité, diablement efficace.

 

monster expedition carte
Il n’est possible d’avoir une vue d’ensemble que lorsque l’on trouve des boîte postale qui permettent de se téléporter.

 

Si les premières situations sont assez évidentes et permettent de comprendre les mécaniques de jeux, la progression rend les choses plus corsées. On découvrira ainsi des arbres de différentes tailles ou qu’il faut combiner pour fabriquer un radeau, par exemple. Chaque île représente ainsi une petite énigme à résoudre.

 

monster expedition hiver
Le climat change en fonction des déplacements sur la carte.

C’est monstre bien!

Comme dans tous jeux de réflexion qui se respectent, il arrive un moment où l’on se plante. Pas de soucis, une simple pression sur un bouton permet d’annuler les dernières actions. On peut ainsi parfois traverser plusieurs îles, comme porté par le vent de notre génie cognitif. Et soudain, bloquer sur une situation dont l’issue ne nous apparaitra qu’après plusieurs essais. On profitera alors de prendre un autre chemin à disposition pour se concentrer sur autre chose.

 

monster expedition musée
Progressivement, on découvre les objets du quotidien qui sont exposés dans le musée, accompagnés de descriptions humoristiques et gentiment critiques de notre société de surconsommation.

 

Difficile de trouver un défaut au jeu, tellement il est sympathique d’utilisation. OK, on peut y voir un concept plus ou moins recyclé de Sokoban [NdTeiki : Comment se sentir vieux en une référence] et penser qu’il aurait été plus pratique de pouvoir dézoomer la carte, mais j’aime à croire que c’est une contrainte justifiée. Parmi ses avantages, je cite encore volontiers son ambiance relax, ses graphismes colorés et même son petit prix (20 CHF). N’oubliez pas que quand on bloque sur une énigme, c’est qu’il est l’heure de faire une pause. Et quand on y retourne, on s’en sort ensuite souvent du premier coup. Ça tombe bien, A Monster’s Expedition peut être interrompu à tout moment pour mieux y revenir plus tard ; à tête reposée.

Note: 9.5 castors lapons sur 10

Testé sur Switch. Également disponible sur PC et Apple Arcade.

 

[box type= »info »] Le nouveau titre du créateur de A Monster’s Expedition, Draknek, vient de sortir sur PC, PS4/5 et Switch, s’appelle Bonfire Peaks et a l’air également très prometteur.

 

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